La Mimesis dans la littérature américaine

Richard Anker

Revue Française d’études américaines, n° 134, 4e trimestre

Ouvrage publié avec l’aide du Centre National du Livre et de l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS

Les sept articles réunis ici portent tous sur le « concept », si c’en est un, de la mimesis, tel qu’il se donne à penser dans les lettres américaines : l’essai philosophique de Ralph Waldo Emerson, le conte d’Edgar Poe, les romans de Henry James, de William H. Gass et de Ben Marcus, la poésie et la musico-graphie de John Cage, la pièce radiophonique de Jack Hitt. Cependant il ne s’agit pas, à partir de ces formes et périodes disparates, d’avancer une théorie unificatrice de la mimesis. La tendance générale ici consiste, bien au contraire, à soustraire la mimesis à la théorisation, ou plus exactement à ce que Philippe Lacoue-Labarthe a appelé « le bimillénaire égarement dont la philosophie s’est rendue responsable », lequel n’est autre que l’interprétation platonicienne de la mimesis. C’est Platon le premier qui élabore, de manière tout à fait explicite, une théorie de la mimesis, seulement esquissée avant lui, théorie qui, malgré toutes les transformations ou mutations qu’elle aura subies au cours de l’histoire occidentale, demeurera essentiellement intacte jusqu’à nos jours. C’est donc, au fond, cette théorie, qui n’est rien sinon fondamentale, qui est revisitée ici. Parfois de manière oblique, parfois plus délibérément. Et cela dans le sillage évidemment d’autres penseurs : Derrida, Lacoue-Labarthe, Nancy, Marin, Deleuze, d’autres encore, qui ont ouvert et défini les champs mimétiques (esthétiques, philosophiques, politiques et psychanalytiques) qui sont explorés ici.

Références

2012, 128 p.

ISBN 978-2-7011-6282-9

Prix : 18 €

Année de publication : janvier 2012