Séminaire des Doctorants du CELIS : « La Figure de l’artiste »

Vendredi 30 septembre 2016

Maison des Sciences de l’Homme de Clermont-Ferrand

La figure de l’artiste, thématique aux déclinaisons diverses, a fait l’objet de plusieurs réflexions. Elle a donné lieu, récemment, à trois colloques lors d’une collaboration entre le Musée de Picardie et le Centre de Recherches en art de la Faculté des Arts (UPJV). L’Ouvrage Figures de L’Artiste, sous la direction de Miguel Egaña, reprend l’essentiel des communications présentées lors de ces événements. Le présent appel à communication ; en plus d’être un prolongement de ces rencontres scientifiques, veut exploiter les différentes acceptions que recouvrent les mots « Figure » et « Artiste ».

Pistes bibliographiques :

BENJAMIN Walter, L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, Paris, Allia, 2011.

CHATEAU Dominique, Qu’est-ce qu’un artiste ? Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2008.

EGAÑA Miguel, Figures de l’artiste, Paris, L’Harmattan, 2012.

LLORT LLOPART Victoria, Regards croisés des art : essai d’esthétique comparée, Paris, L’Harmattan, 2009.

MORINI Agnès, Figure, figures : portraits de femmes et d’hommes célèbres, ou moins, dans la littérature italienne, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2002.

Responsables scientifiques : Karen Vergnol-Rémont et Bleck Nzengue

Adresse mails : Karen.remont@wanadoo.fr et nbleck@live.fr

Programme

Vendredi 30 septembre

9h30 : Accueil des participants.

9h40 : Bleck Nzengue :« Le Co-artiste, la datation comme support de création du Co-artiste ». 10h15 : Jules Ekome Otsaga :« L’artiste marginal dans le roman Roi-dieu coupé d’Odome Angone ».

10h45 : Pause café.

11h : Tatiana Babinchuk : « Le chemin d’Evreinov (1889-1953). De l’art de transformation (acteur, spectateur, artiste collectif) vers les arts de formation (poète, peintre, sculpteur) ».

11h30 : Discussion générale

12h : Débat et pause déjeuner

Résumés des communications

Le Chemin d’Evreinov (1889-1953).
De l’art de transformation (acteur, spectateur , artiste collectif) vers les arts de formation (poète, peintre, sculpteur).
Par Tatiana Babinchuk

Interroger le phénomène de l’art est courant dans les années trente du XXème siècle. Mais pour Evreinov ce n’est pas étudier la création contemporaine au prisme de la dialectique de la fidélité et de la trahison que l’on considère traditionnellement comme les qualités d’une œuvre d’art (il les récapitule : beauté, vérité, bonté, maîtrise, idée, la part irrationnelle), ni chercher à travers elles le spectre fantasmé d’un art véritable. Ce grand artiste invite à explorer ce que l’art signifie pour l’homme, et la manière dont les mécanismes psychiques participent à l’acte de résurrection du « moi authentique » essentiel dans l’art.

Dans le traité La révélation de l’art (écrit entre 1930 et 1937), les pensées d’Evreinov issues de son long parcours théâtral résument ce qu’il désirait toujours exprimer dans son œuvre artistique et théorique. Il y médite sur l’art et l’artiste.

Selon Evreinov, la théâtralité représente une sorte de pré-art, car les actes de transformation propres au théâtre n’aboutissent pas obligatoirement à la création artistique. Mais cette théâtralité ou, autrement dit, l’instinct théâtral (la notion est introduite par Evreinov au début de son activité artistique, en 1912), peut être associée au moi primordial (iskonnoe ia), il n’y aurait pas d’art du surmaître (sverhmasterskoe iskousstvo) (nouveau terme utilisé dans le traité La révélation de l’art), le seul qui, pour Evreinov, mérite l’appellation de l’art.

Date et lieu

  • le vendredi 30 septembre 2016 - lieu : MSH de Clermont-Ferrand, Amphi 220