Yamilé Ghebalou

Professeur des universités

Professeur des Universités en Algérie à l’École Nationale supérieure des Sciences Politiques

Docteur en littérature française, Yamilé Ghebalou a soutenu en 2005, à l’Université Lyon 2, une thèse intitulée « Ecritures, stratégies poétiques de la difficulté et cryptographie dans la production textuelle de trois auteurs maghrébins : Dib, Meddeb, Khatibi ».

Mme Ghebalou Yamilé, docteur et professeur en lettres modernes, intéressée par les littératures contemporaines de manière générale et par la poésie française et francophone.

Attentive à toutes les interactions créatives et créatrices entre les écritures contemporaines (sociopoétique, mythocritique, intertextualités et genres littéraires, géocritique). Les substrats culturels et mythiques des œuvres sont également un de ses axes d’intérêt. Pour cette chercheuse, une théorie de l’énonciation prend aussi en ligne de compte ces derniers éléments. Cette démarche permet une mise en perspective et une contextualisation des écritures et des œuvres qui interrogent à la fois l’enracinement des œuvres et/ou leurs migrations vers des espaces préférentiels ou désignés comme tels par la critique.

La poésie lui paraît fondamentale, dans la mesure où cette dernière confronte plus ou moins directement le sujet à l’altérité, à ce qui fait parler mais ne parle pas nécessairement : elle interroge le langage au-delà de ses enjeux et repères sociaux, dessine les données essentielles de la prise de parole ; au-delà également des binarités, notamment celles qui séparent l’écrit et l’oral. La question de la traduction est liée à celle de l’écriture poétique et lui paraît un des outils indispensables aujourd’hui pour sortir des ornières liées aux processus de la mondialisation et son expression en termes d’oppositions et de dichotomies.

Enfin, en tant que passeuse de savoirs, elle est aussi passeuse de frontières, de genres, et elle a publié fort tardivement, ses expériences d’écritures poétiques et romanesques, qui, elles, étaient bien plus anciennes. Cette position d’entre-deux chère à certains des écrivains et théoriciens maghrébins comme l’étaient Khatibi ou Meddeb lui paraît la seule possible en ce qui la concerne parce qu’elle irrigue profondément sa conception du métier d’universitaire : chercher les ponts, les passerelles entre les postures, les savoirs, pour mieux saisir notre humanité toujours en devenir.

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